GROUP SHOW, Picasso Forever

20 mai > 19 juin 2011

Présentation

PICASSO FOREVER, PICASSO’S FEVER
« Toutes les fois que j’ai eu quelque chose à dire, je l’ai dit de la façon que je sentais être la bonne ». Ainsi parle Picasso.
Comment évoquer cet homme sur qui tout a été dit, écrit, et son contraire aussi. Professeurs, thuriféraires, glossateurs et poètes s’y sont attelés avec plus ou moins de succès, non sans méthode et sentiment. Comment commenter cette place à part, prise d’assaut par un travail acharné de près d’un siècle, d’investigation et de surpassement. Génie créateur à l’imaginaire fertile, inassouvi et résolument vivant, il possède l’extraordinaire faculté de transformer en œuvre d’art ce que bon lui semble,
de construire, d’adjoindre, d’interpréter, de révéler, de décloisonner, de façonner et fasciner. Il se frotte aux antiques, aux baroques, aux classiques, s’imprègne de leurs quintessences, et révèle à son tour avec virtuosité sa vision du monde, impose sa totale maitrise de l’humanité et la supériorité de l’universalité moderne de ses synthèses et de son langage fondateur. Picasso ouvre la voie des insolences admirables, des libertés possibles face aux chagrins d’une humanité meurtrie, des joies furtives qu’il faut retenir, de la lumière contre l’obscurantisme, du lyrisme contre les bombes, de l’éternel talent contre la mort. Qui d’autre que ses pairs partagent ses peurs, attisent les cimes, osent l’apothéose, dérangent l’étrange, élèvent la fièvre ? Picasso forever, Picasso’s fever, unique et en chacun d’eux… Fusil pan pan et flûte de pan, Combas et combattant, le « Pablocombasso commando Picasso », charmeur de sein, couleur de sang, chante l’attentat guerrier à l’impudeur et donne aux armes un œil moqueur. Ben, période bleue, n’a pas peur du temps des vieux, Ben période rose, n’a pas peur du temps et pose. Joconde aride et femme qui fleure, dame de pique à sauts de cœur, Vauthier l’homme sage dans son cageot, cogite l’hommage et la photo. Ben éperdu de temps, is not a catalan, Ben père des mots, n’a pas peur de Picasso. Sous son chapeau épique et sot, la femme de Rancillac à la niaque. Colorée,
déstructurée, cubique et chic, elle strie de se voir si belle et adorée telle Dora, se marre. Sur sa chaise comme Marie Thérèse, elle sourit d’aise. Les engins de Klasen font de l’amour cosmique un champ atomique. Les demoiselles sulfureuses aux paroles acides se répandent, trébuchantes comme la monnaie, nerf de guerre nickelé, mères de Guernica…Aux larmes citoyens ! Bardot, Gilot et Pablo, dans le même sac de Messac, ont bonne mine à tort, foi de minotaure. Tapie comme la sourie, l’ombre noire du taureau aux cornes saillantes voit rouge sous le sacré ciel sacrificiel, erectus minautorus, morituri te salutant. Relié, délié, Eric plante le cirque, Liot pis que sot ! L’acrobate invertébré fait la tête au pied de nez. Cœur perché, corps bandé, corps en vrac réformé, corps d’armé et tour de piste, l’équilibriste se désiste, pas de traque en Irak. A Saigon rien n’est trop bon et l’on y danse comme sur le pont. Sur les plages, les femmes courent à l’amour bras au ciel et fesses alertes aux mâles qui bougent. Dérive de Trives, à pics à sauts, le rose cabot à mal au dos. Des rêves de trêves aux ruses de Ruiz, Thierry impose sa poésie. Monory introspectif, spectre large, fouille la folie aux créatures génétiquement maculées, viscéralement générées sous X, Picasso piqué du grain de beauté,
crânement, le secret logé dans sa boite bien gardé. Tombé dans le panneau, Raynaud applique le seau, complique le saut à trois
temps et valse à l’unisson. Sous les assauts de Picasso, Raynaud l’ascète rie jaune fête. Effeuillage incendiaire, couplet découpé, Pavlos déclare sa flamme à la femme de papier. Dodue adorée aux pis assoupis, elle dort et dore déjà, vibrantes adulées
lamelles de mamelle, rayonnante couvée cubique. Palette pas nette, autoporté d’autoportraits et la mémoire déportée qui fait
pleurer, Picasso l’anti facho, Ségui l’anti nazi marquent les esprits pour la vie contre l’oubli. Pièces rapportées au tableau lisse, espaces nouveaux, espèces novices, pièces intégrées régénérées, Ségui se fâche, Ségui s’affiche. Pasqua a mis la main à la pâte et sous sa griffe, l’œil du fauve a saisi le regard de l’ogre. Ils sont restés plantés là, dévorés d’une force commune, bouffés du
goût des femmes, de la liberté et d’une puissance indicible. Picasso l’a toisé sans haine ni passion, face à face, entre hommes. Ils se sont compris, histoire sans parole, clin d’œil forever. Selles charnelles et vélos taureaux, il suffit de Sofia, Selles d’oseille et guidons pognon, il suffit de s’offrir. Haring et corde raide, cerné et encore né, le toréro mis à mort éternue mis à nu. Epiques à Soho, les américains fomentaient une époque pop. Roy et Robert faisaient la paire, vilain Pablo, Andy s’amusait trop, Andy se piqua saoul. Sans tort et sans reproche, avec César, l’homme cheval bronzé coulé désarçonne. Debout les mors et à la bouche, jambe fine et badine, l’époque adore l’hippique à sauts. Rarement Arman à disséqué un plexus sans plexi, culmination sans accumulation, découpes et tranches de vide. A tour de Pras, l’Arlequin ne fait qu’un. Objet du tableau, il entasse les masses, empile, fourmille et prend de la bouteille plastique. Arlequin de tout jette un froid, Arlequin de fou, Pierrot de trop. Femmes en douceur au printemps, fleurs de Schlosser en couleur, le vent rapplique à souhait sur l’étoile ensablée, le temps applique sa mort en farce d’instants tannés. Femmes allongées à la peau granulée, plantes assoupies à la pointe des pieds, le silence est passé sur un vélo volé, la lumière allumée a caressé l’idée. Villers de rien tient son objectif qui prend formes. Photos matées, éclatantes découpes éclatées, elles dansent pattes en l’air. Mimiques comiques, élégantes pages de vie, Villers s’affaire, pieds de travers aux penchants cubisants.
Erró des temps forts, guerrières à tout faire, héroïne et drague douce, les femmes affrontent l’horreur avec mystère et boules de gomme pour effacer nos fautes. Fesses avouées à moitié pardonnées, elles sauvent qui peut. Femmes affaissées bien vite relevées, horrible peau des temps anciens sous l’oripeau des temps nouveaux, épilées horripilées, elles marchent sous le drapeau, bannières et toilettes, fléchettes et poils aux bêtes, salut aux couleurs. Ils ne cherchent pas, ils trouvent…
Jean CORBU
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