GROUP SHOW, Heart

05 novembre > 05 novembre 2009

Présentation

CŒURS D’ETOILES ET TOILES DE CŒUR
THE SONG OF HEART « Est-ce ainsi que les hommes vivent et leurs baisers au loin les suivent… » 
Accord perdu à cœur perdu, l’humanoïde fut de tout temps belliqueux. Un jour, manipulant les amulettes, il voulut en avoir le cœur net et découvrit le feu. Usant de sots briquets et de mèches rebelles, il prit sauvagement goût à la chose et, toutes braises à l’aise, devint rapidement bien meilleur cuisinier que naguère, n’ayant plus aussi souvent mal au cœur. Cœur d’airain, il fut également derechef équipé tout terrain, touchant au cœur une armée de monstres pédestres, marins, voire amphibies qu’il ne portait pas dans son cœur.  Ces êtres sans cœur s’avéraient tous plus voraces dévoreurs de races les uns que les autres. Il fallait avoir le cœur bien accroché pour s’y approcher. De bon cœur et redressé de ses torts, il marchait debout sur deux pattes et occupait la majeur partie de son temps libre au cœur de l’atelier peinture, sculpture et macramé d’un lascar nommé Lascaux, ancêtre grotesque de nos actuels galeristes et commerçants d’art assimilés. A cœur ouvert, il philosophait parfois sur le sens de la vie, ce qui lui redonnait du cœur au ventre et le cœur serré, évoquait les crocs mignons de ses Cro-magnon géniteurs qu’il avait tant aimé de tout cœur.  
Cœur changeant, il s’enflammait subitement, avec cœur, d’excessifs sentiments, prenant à cœur d’honorer telle promise sur un coup de cœur, ce qui lui valait ensuite la réputation de sans cœur, ou de célébrer tel dieu par des prières apprises par cœur.
Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, il serrait sur son cœur gros les restes encore tiédasses d’un animal préhistorique de compagnie qu’il avait dû sacrifier un soir de malchance au jeu de hasard du dîne au sort, contre un as de cœur.
Ouvrant son cœur, il laissa filer les heures, puis les jours et les siècles, descendant naïvement de l’arbre pour se retrouver un jour sans gloire en plein champ de bataille abreuvé de sillons écoeurants.   
« Le  ciel était gris de nuage, il y volait des oies sauvages qui criaient la mort au passage... »
 Précisément en ces temps là, d’absurdes baïonnettes transpercent la quiétude des matins froids d’interminables hivers, corps à corps à cœurs ouverts aspirant et refoulant, donneurs de sang du champ d’honneur, poussières et nerfs de guerres aux ordres de vagues étoilés, astres du désastre, sacrés fils du sacrifice, sabreurs d’âmes aux vendeurs d’armes. 
 Toute reconstruction d’un univers dévasté génère une obsessionnelle idéologie du plus jamais ça et de la nouveauté. 
 L’existence et la joie associées à un besoin débridé de consommation rythment aussitôt une résurrection effrénée, vox populi d’un sphinx glouton et jouisseur balayant devant la porte de l’essor, les cendres encore fumantes des mornes saisons occises de mort violente.  L’homme peut mieux faire. Foin de débats tronqués, calculs, horreurs et velléités politiciennes, quelques uns affichent alors massivement une nouvelle ère de jouissance et de loisir, un tiens valant mieux que deux tu ne l’auras peut-être jamais... 
Ils portent haut de musculeux héros de bandes dessinées sauveurs du monde, s’attardent sur la mutine poitrine d’une star platine, consacrent le règne sans précédent de la radieuse ménagère fétichiste et accessoirisée, érigent le jusqu’alors ordinaire en délectable soupe pop populaire, symbole de l’homme des boîtes, de jour comme de nuit. L’amnésie à tout prix installe et conserve l’esthétique au centre de la vie, des sentiments et du corps. Parmi les thèmes emblématiques de ces constructeurs témoins d’après guerre, le cœur, icône de glamour, de charme, de sexe, de dépit et d’intrigues essentielles, loin d’être mis à l’index, occupe la place majeure et envahit les nouveaux médias révélateurs d’une liberté retrouvée. Cimaise d’aujourd’hui, palpitante de Paris, vibrante d’énergie et d’enthousiasme, conscience passionnée sensible et généreuse, as-tu du cœur?
Orchestrés de main de maître, Combas et Kijno, Ben, Dine, Haring, Monory, Segui, Pavlos, Rancillac, Raynaud, Schlosser, Messac, Klasen, Liot, FC Sofia, Gilli, Emin, Erro, Hirst, De Saint Phalle et Warhol, vibrent brillamment en chœur, rythmant leurs partitions virtuoses et intimes d’un chant éclatant, puissant, inconditionnel et éternel, the song of heart.
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