Gérard Schlosser

01/03/2013 - 30/03/2013

Vernissage le jeudi 28 février à partir de 18h

« La peinture ébranle la vision exige une permanence du regard une durée. Elle force le spectateur à aller plus loin elle donne une ouverture une profondeur qui peut changer le rapport des gens à la réalité » . Gérard Schlosser

Du 28 février au 30 mars 2013 la galerie Laurent Strouk présente les oeuvres les plus récentes de Gérard Schlosser.

Gérard Schlosser est né à Lille en 1931. Il appartient au mouvement de la Figuration Narrative. Si comme il le dit lui-même il n’est pas &ldquo un peintre réaliste&rdquo il est sans aucun doute un peintre du réel.

L’œuvre de Gérard Schlosser reprend les thèmes les plus fréquents de la peinture impressionniste : corps au repos allongés sur l’herbe loin de tout effort et de toute activité. Mais il les repense les réactualise et va jusqu’à les réinventer entièrement.

Schlosser s’inscrit également comme un peintre parcellaire. Seins jambes genoux fesses ... en ne peignant que des éléments corporels il laisse libre cours à l’imagination du spectateur.

Schlosser traite de la dimension affective et émotionnelle de l’intimité entre les hommes et les femmes. Ses personnages sont des acteurs anonymes de l’existence collective. Il peint les moments de détente loin des impératifs et des contrariétés de la vie quotidienne : escapade au bord de la mer ou à la campagne fugue amoureuse plus ou moins clandestine ...

A l’occasion de cette exposition Schlosser reprend deux thèmes majeurs de son œuvre : l’oisiveté du quotidien et l’intimité de la femme.

Dans une première série le spectateur observe des moments de détente et d’amour dans un parc au soleil. En regardant ces toiles on partage presque ces instants volés la torpeur de l’été la douceur de l’intimité d’un couple enlacé.

Dans sa seconde série Schlosser va au delà du partage d’une émotion il fait du spectateur un voyeur. En effet ces tableaux très sensuels dévoilent l’intimité de femmes presque nues. Pour accentuer cet effet de voyeurisme le peintre a choisi d’utiliser des toiles en forme de trous de serrure. On a ainsi l’impression de surprendre ces femmes dans l’intimité de leur couple ou pendant leur toilette et de gouter à un délicieux moment de contemplation...

Une fois de plus par cette exposition Gérard Schlosser s’impose par sa matière sa lumière et sa proximité singulière. Il redonne au quotidien une image lumineuse il individualise singularise le quotidien.< />