Philippe Pasqua

18/11/2011 - 14/01/2012

Pasqua connait la route et l’emprunte avec conviction.

Déterminé il la décrit à sa façon et comme toujours  n’y va pas par quatre chemins.

Les huiles de Pasqua s’affichent d’une vie éternelle fraîcheur rétinienne tics et gestes frénétiques visages du voyage modèles émus d’elles froideur de regards frondeurs et révélateur d’heures rêvées Philippine Lila Stella Sylvia&hellip belles rebelles poseuses de bombes anatomies atomiques.

Il cadre façonne pétrit l’instant dans l’urgence de sa fulgurance avant la suite l’irrémédiable&hellip

Un jour les vanités s’imprègnent se nourrissent se déversent et crachent de leurs trous inutiles les restes vains de l’existence s’emplissent de substrats agglutinés au fond des mâchoires closes décomposées en un vague sourire carnassier.

Sourire est le sale des morts. 

Les petites charognes grignoteuses le savent bien et s’activent goulûment en une insalubre sacrilège et délectable ronde malsaine à la beauté sadique. 

Tôt ou tard la nuit sera blanche comme une bière raffinée et longue à l’instar d’une heureuse veillée de soir d’été funèbre requiem sourd au DJ sampler et sans reproche.

Turbocompresseur de l’art Pasqua produit comme il respire nuit et jour inspiré interné conditionné et concentré défiant l’espace et le temps.

Pasqua enflamme les passions de son intrigante démence taiseuse acclimatée au mieux dans la fougue incroyable et possiblement curative de ses œuvres.

Il calcine les sentiments secrets ravive les pires folies enfouies à coup de sécrétions emplâtres souillures évolutives et matières en progression tissus vivants irrémédiables mouvements respiration sulfureuse d’un épidermique désespoir.

Zélées ciselées les ailes de Bocquel d’une précision hallucinante strient de vérité en oraison de papillons choisis.

D’exceptionnelles patines élaborées colorent les crânes précieux d’une incroyable qualité rêvée contrôlée et maîtrisée.

Pasqua décore d’uniques bronzes médailles enrichit ses élégants d’argent comptant leurs dents dore et redore de noirs désirs chromés cramés à blanc incisives incisives&hellip

Il sublime ses créatures ses victoires ses trophées tribaux et les livre définitivement possédés à la lumière révélatrice à l’apprivoisement de la possession.

Carburer et démolir pour mieux vivre bâtir fortifier ériger partout où le jeu en vaut la torche où les femmes assassinées en grand format se glacent sur papier où la pierre s’épouvante d’une fin certaine burinée à coups de grâce où la terre se délite du mystère de ses hommes insatiables agonise de ses morts désagrégés aux dents longues pour renaître de vagues cendres anonymes fumantes d’espérance perpétuelle et dérisoire.

Sujets à vif Pasqua a du sang sur les mains et plaide coupable réacteur à pression à gravité à propulsion saigneur à moteur.

Etudes vicissitudes turpitudes

Offices du mal fils de malices  

Orifices et maléfices

Tortures de peinture

Morsures de soudure.

Jean CORBU